Neurosciences appliquées : comprendre, c’est déjà apaiser

Neurosciences

Introduction

Pourquoi certaines pensées tournent-elles en boucle ? Pourquoi notre corps peut-il
rester en alerte alors que, rationnellement, nous savons qu’il n’y a pas de danger ?
Pourquoi perdons-nous parfois nos moyens dans certaines situations ? Pourquoi
certaines réactions semblent-elles plus fortes que notre volonté ?

Les neurosciences apportent aujourd’hui des éléments précieux pour mieux

comprendre ces mécanismes.

Dans mon accompagnement, je ne les utilise pas comme une méthode à part entière,
ni comme une explication universelle de ce que vit une personne. Elles constituent
avant tout une grille de lecture complémentaire, qui permet de mettre du sens sur
certains fonctionnements du cerveau, du système nerveux, de l’attention, des
émotions, de la mémoire, du stress ou encore de la douleur.

Et cette compréhension a une place importante dans ma manière de travailler.
Parce que très souvent, comprendre ce qui se passe en soi permet déjà de changer le
regard que l’on porte sur soi.

Que sont les neurosciences appliquées ?

Les neurosciences étudient le système nerveux et notamment le fonctionnement du
cerveau : la manière dont nous percevons, apprenons, mémorisons, ressentons,
orientons notre attention ou adaptons nos comportements.

Lorsqu’on parle de neurosciences appliquées, il s’agit d’utiliser certaines de ces
connaissances pour mieux comprendre des situations concrètes de la vie humaine.

Les neurosciences permettent donc d’apporter un éclairage biologique et
fonctionnel sur une partie de notre expérience.

Elles peuvent notamment nous éclairer sur :

  • les mécanismes du stress et de l’alerte
  • le fonctionnement de l’attention
  • les liens entre émotions, pensées et sensations corporelles
  • certains mécanismes d’apprentissage et de mémoire
  • la manière dont nos expériences passées peuvent influencer nos réponses
    présentes
  • la perception de la douleur
  • la capacité du cerveau à apprendre et à évoluer au fil des expériences

Mais l’être humain ne se résume jamais à son cerveau.

Notre histoire, nos relations, notre environnement, nos croyances, notre manière
d’interpréter les événements, notre langage intérieur, nos valeurs, notre sensibilité et
notre vécu corporel participent eux aussi à la manière dont nous construisons notre
expérience.

C’est cette vision globale qui m’intéresse.

Comment j’utilise les neurosciences dans mes accompagnements

Dans ma pratique, les neurosciences ont avant tout une fonction : aider la personne à
mieux comprendre son propre fonctionnement.

Elles me permettent d’expliquer simplement certains mécanismes lorsqu’ils sont utiles
à ce que la personne traverse.

  • Pourquoi son attention revient sans cesse vers ce qui l’inquiète.
  • Pourquoi elle peut connaître parfaitement la solution et pourtant se sentir
    incapable d’agir.
  • Pourquoi le corps réagit parfois avant même qu’elle ait eu le temps de réfléchir.
  • Pourquoi une situation qui semble anodine pour quelqu’un peut déclencher
    chez elle une réaction très intense.
  • Pourquoi le stress peut augmenter certaines sensations corporelles ou rendre
    une douleur plus envahissante.
  • Pourquoi il devient parfois difficile d’accéder à sa confiance, à son calme ou à
    ses capacités alors que ces ressources existent pourtant.

Mettre de la compréhension sur ces mécanismes permet souvent de passer de :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » à : « Qu’est-ce qui se passe en moi ? »

Et ce changement de question est fondamental.
Il ouvre un espace de curiosité là où il y avait parfois du jugement, de la culpabilité ou
un sentiment d’échec.

Comprendre pour sortir du jugement

Beaucoup de personnes que j’accompagne arrivent avec une grande exigence envers
elles-mêmes.

  • « Je devrais réussir à gérer. »
  • « Je sais que c’est irrationnel, alors pourquoi je réagis comme ça ? »
  • « Je comprends tout, mais je n’arrive pas à changer. »
  • « Je devrais être plus forte. »

Pourtant, savoir quelque chose intellectuellement et pouvoir y accéder lorsqu’une

émotion, une peur ou une réaction corporelle s’active sont deux choses différentes.

Lorsque notre système perçoit une menace, réelle ou anticipée, notre attention, notre
corps et nos réponses peuvent se réorganiser autour d’une priorité : faire face à ce
qui semble important ou dangereux.
Le champ de l’attention peut se réduire.
Le mental peut chercher davantage à anticiper.
Certaines sensations deviennent plus présentes.
Des réponses déjà apprises peuvent revenir automatiquement.
Dans cet état, nous disposons toujours de nos capacités, mais l’accès à certaines
ressources peut devenir plus difficile.

C’est une distinction essentielle dans mon travail.
Je ne cherche pas seulement ce qui « manque » à une personne.
Je m’intéresse aussi à ce qui, dans son état actuel, l’empêche momentanément
d’accéder à ce qu’elle possède déjà.

Le corps, les émotions et le mental : un même système en interaction

Nous parlons souvent du mental, des émotions et du corps comme s’ils fonctionnaient
séparément.
Dans l’expérience réelle, ils s’influencent en permanence.

  • Une pensée peut modifier notre état corporel.
  • Une émotion peut orienter notre attention.
  • Un souvenir peut réactiver une sensation.
  • Une sensation corporelle peut à son tour être interprétée comme rassurante, inquiétante ou menaçante.

Notre respiration, notre posture, notre environnement, ce sur quoi nous portons
notre attention et la signification que nous donnons à une situation participent
ensemble à notre état intérieur.

C’est pour cela que mon accompagnement ne consiste pas uniquement à « penser
autrement ».

Il peut aussi s’agir d’apprendre à observer ce qui se passe en soi, de retrouver des

points d’appui corporels, de faire évoluer certaines représentations, d’expérimenter

un autre état intérieur ou de découvrir une nouvelle manière de répondre à une

situation.

L’attention : un levier essentiel

L’attention occupe une place particulièrement importante dans ma façon de travailler.

Notre cerveau reçoit en permanence une quantité considérable d’informations.

Toutes ne peuvent pas devenir conscientes avec la même intensité.

Notre attention sélectionne.

Et ce que nous vivons influence cette sélection.

confirmer qu’il existe un problème.

Lorsque nous avons mal, l’attention peut revenir continuellement vers la zone

douloureuse.

Lorsque nous doutons de nous, nous pouvons devenir particulièrement sensibles aux

signes de jugement ou d’échec.

Cela ne signifie pas que nous inventons ce que nous ressentons.

Cela signifie que l’attention participe à la manière dont nous construisons notre

expérience à chaque instant.

Dans l’accompagnement, il devient alors possible d’explorer d’autres repères : élargir
l’attention, retrouver ce qui est stable, mobiliser une ressource, percevoir
différemment une situation, retrouver du choix là où tout semblait automatique.

C’est l’un des points de rencontre particulièrement intéressants entre neurosciences,

PNL et hypnose.

La sécurité intérieure comme point d’appui

J’utilise souvent l’expression sécurité intérieure.

Pour moi, elle désigne cet état dans lequel une personne retrouve suffisamment de

stabilité intérieure pour pouvoir observer ce qu’elle vit, prendre du recul, ressentir,

réfléchir et accéder plus facilement à ses ressources.

Elle n’a pas besoin d’être parfaitement calme.

Elle a simplement besoin de retrouver assez d’espace intérieur pour que d’autres

possibilités deviennent accessibles.

C’est pour cela que je porte une attention particulière à l’état dans lequel se trouve la

personne.

Parfois, avant de chercher à changer un comportement, une croyance ou une
réaction, il est beaucoup plus pertinent de permettre au système de retrouver
davantage de stabilité.

Le changement devient alors moins une lutte contre soi-même qu’un apprentissage

différent.

Le changement est aussi un apprentissage

L’une des découvertes des neurosciences qui me touche particulièrement est la

capacité du cerveau à évoluer avec l’expérience.

Nous apprenons tout au long de notre vie.

Nous créons des associations, développons des automatismes, renforçons certaines

réponses. Et de nouvelles expériences peuvent également faire évoluer ces

apprentissages.

Cela ne signifie pas qu’il suffit de vouloir changer pour que tout se transforme

instantanément.

De nouvelles réponses peuvent progressivement devenir possibles.

Et cette idée est au cœur de ma vision de l’accompagnement.

Neurosciences, PNL et hypnose : trois places différentes

Ces trois approches se complètent dans ma pratique, mais elles n’ont pas la même
fonction.

Les neurosciences appliquées m’aident à comprendre et à expliquer certains
mécanismes.

Elles apportent un éclairage sur l’attention, l’apprentissage, le stress, les émotions, le
système nerveux ou encore certaines dimensions de la perception.

La Programmation Neuro-Linguistique me permet d’explorer la manière dont une

personne construit son expérience.

Son langage intérieur, ses représentations, ses croyances, ses valeurs, ses stratégies,
ses automatismes, ses objectifs et la manière dont elle donne du sens à ce qu’elle vit.

L’hypnose permet d’entrer davantage dans l’expérience.

Elle mobilise notamment l’attention, l’imaginaire, les sensations et les ressources de la
personne pour lui permettre d’expérimenter d’autres états et d'autres possibilités.

Je ne cherche donc pas à « appliquer les neurosciences » à quelqu’un.

Je m’appuie sur leurs connaissances pour mieux comprendre ce qui peut se jouer,

transmettre cette compréhension lorsque cela est utile, et donner davantage de

cohérence à l’accompagnement que je construis avec la personne.

C’est une différence importante.

Une connaissance au service de la personne

Les neurosciences me passionnent, mais je tiens à les garder à leur juste place.

Une image du cerveau, le nom d’une région cérébrale ou l’explication d’un

neurotransmetteur ne racontent jamais à eux seuls l’histoire d’une personne.

L’être humain est infiniment plus vaste.

Je m’intéresse à ce que la personne vit, à ce qu’elle ressent, à ce qu’elle pense, à ce

qu’elle a appris, à ce qui compte pour elle, à la manière dont son corps réagit et aux

ressources dont elle dispose déjà.

Les neurosciences viennent éclairer cette expérience, jamais la remplacer.

C’est aussi pour cela qu’elles occupent une place importante dans ma pratique : elles

permettent souvent de remettre de la logique là où la personne ne voyait que de

l’incompréhension.

  • Une réaction peut avoir été apprise.
  • Une peur peut avoir une fonction de protection.
  • Un système peut rester en vigilance parce qu’il a appris à anticiper.
  • Une réponse autrefois utile peut devenir aujourd’hui limitante.

Et quelque chose peut évoluer lorsque de nouvelles expériences, de nouvelles

compréhensions et de nouveaux apprentissages deviennent possibles.

Comprendre pour pouvoir avancer autrement@

C’est probablement ce que les neurosciences appliquées ont le plus apporté à ma

manière d’accompagner : un regard profondément curieux sur le fonctionnement

humain.

Plutôt que de demander immédiatement :« Comment faire disparaître ce problème ? »

j’aime aussi explorer :

« Comment fonctionne-t-il ? »

« Qu’est-ce qui l’entretient aujourd’hui ? »

« Que cherche peut-être à faire ce système ? »

« De quoi cette personne a-t-elle besoin pour retrouver davantage de choix ? »

Parce qu’un blocage, une réaction, une tension ou un fonctionnement qui devient

inconfortable peut aussi signaler qu’une manière de fonctionner demande aujourd’hui

à évoluer.

Comprendre permet alors de remettre du mouvement.

Dans mes accompagnements à Vieux-Charmont, près de Montbéliard, j’utilise les apports des neurosciences aux côtés de la Programmation Neuro-Linguistique et de l’hypnose ericksonienne pour accompagner les personnes qui souhaitent mieux se connaître, mieux comprendre leurs mécanismes, retrouver davantage de bien-être mental et émotionnel et avancer vers un changement qui leur correspond.

Comprendre ne fait pas tout.
Mais comprendre peut changer le regard que l’on 
porte sur soi.

Et parfois, c’est précisément là que le changement commence.

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